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Ils ont signé avec le Diable…   la guerre des data – partie 3/3

La guerre des data

PARTIE 3 SUR 3

Étude de cas et une proposition concrète

IX. Étude de cas : quand une entreprise signe avec le diable

Signer avec le diable

Voici un cas parmi d’autres que j’ai pu observer, présenté ici de façon composite.

C’est l’histoire d’une entreprise financière qui décida, un beau jour, de signer avec le diable.

Pourquoi ?

Parce que, et c’est normal, le PDG n’avait pas beaucoup de compétences en matière de technologies ; et parce que, cela aussi est normal, il faisait confiance à ses VP.

Toutefois, depuis des années, le diable s’était introduit dans l’édifice : l’entreprise, étant très riche, attirait les prédateurs, les faux conseillers baveux à souhait, les « petits z’amis » pleins de bonnes intentions facturables.

Le ver était déjà dans le fruit, invisible sous une peau parfaitement lisse. Il grignotait en silence pour atteindre le noyau.

Désormais, la proie était mûre, et un nombre particulièrement important de data stratégiques allait changer de mains. Sans en discuter avec les clients, de façon arbitraire, les data des clients étaient transférées chez l’un des fournisseurs, soumis à des lois terriblement dangereuses. Les data, l’or vivant de l’entreprise, changeaient de mains, de pays, de juridiction : l’étranger faisait main basse sur les richesses de l’entreprise et en plus l’entreprise payait pour cela…

Demain matin, ou un autre jour, les clients seraient prospectés par des concurrents offrant des solutions moins chères, avec de meilleurs services… ou peut-être seront-ils pillés à leur tour.

Mais, comme dirait le responsable technologique d’alors : « Nous n’avions pas le choix ! »

Cette seule phrase est stupide et démontre l’incompétence du responsable, qui n’est responsable que de sa lâcheté et de son syndrome de victime.

Alors, peut-être, le client consommateur quittera-t-il l’entreprise en disant à son tour : « Je ne pouvais pas faire autrement. »

Ainsi disparaissent des entreprises centenaires, surtout dans la finance.

Des précédents bien réels

Ce n’est pas une figure de style. L’histoire récente regorge de mastodontes tombés non pas faute de talent, mais faute d’avoir su changer de technologie à temps.

Kodak a inventé le premier appareil photo numérique dès 1975 et l’a enterré, de peur qu’il ne cannibalise ses ventes de pellicule. L’entreprise a fini par déposer le bilan en 2012.

Nokia dominait le marché mondial du téléphone mobile avec plus de 40 % de part de marché. Restée prisonnière de son système Symbian pendant qu’Apple et Android réinventaient l’usage du smartphone, elle a fini par céder son activité mobile à Microsoft en 2013, pour une fraction de ce qu’elle valait à son apogée.

Nortel Networks, l’une des entreprises les plus valorisées d’Amérique du Nord au tournant des années 2000, s’est effondrée en 2009. Une étude de l’Université d’Ottawa a pointé une « culture de l’arrogance » et une direction incapable d’entendre ce que ses propres clients lui disaient.

BlackBerry a longtemps refusé l’écran tactile, convaincu que son clavier physique et sa réputation de sécurité suffiraient à fidéliser sa clientèle professionnelle. Sa riposte, BlackBerry 10, n’est arrivée qu’en 2013 — six ans après le premier iPhone. Trop tard : l’entreprise, qui comptait environ 80 millions d’utilisateurs à son sommet, a vu sa base fondre en quelques années.

Quatre entreprises, quatre secteurs différents, une seule cause commune : ce n’est pas la technologie qui leur a manqué, mais le courage de la choisir.

L’omerta organisée

Les journalistes en ont-ils informé le public ? Que nenni ! Motus et bouche cousue !

Personne ne parle, personne ne bouge : c’est l’omerta la plus totale.

Les soi-disant alliés sont venus faire leur marché et piller les richesses, comme ils pillent le pétrole, l’or, les terres rares.

Les collaborateurs informés, qui avaient prévenu, ont été priés de se taire. Il ne fallait pas affoler le peuple : leur entreprise les avait vendus à l’ennemi.

Les journalistes ne peuvent ni s’exprimer ni analyser, car le journal perdrait le budget publicitaire de l’entreprise.

Tout est verrouillé, caché ; le cocu de service sera, une fois de plus, le client, le consommateur.

Et, une fois de plus, le respect et la confiance seront détruits.

Pour une seule phrase : « On ne pouvait pas faire autrement ! »

La solution refusée

Alors que, dans les faits, cette entreprise avait des solutions. Mais des solutions tellement innovantes que les VP ne les comprenaient pas, tellement innovantes qu’ils n’y croyaient pas et refusaient d’en faire l’essai.

Ils ont pris cela de haut, avec dédain, et, ne pouvant expliquer cette nouvelle technologie qui apportait cybersécurité, souveraineté et économie, ils ont établi un rapport négatif. En clair, ils furent confrontés à leur niveau d’incompétence. Ils ont menti.

Nous rejoignons ici le principe de Peter, selon lequel tout individu finit un jour ou l’autre par dépasser son seuil de compétence.

Ce n’est que bien plus tard que des rumeurs coururent, laissant même peser quelques doutes sur la probité de certains services.

Au final, c’est le consommateur qui en fait les frais ! 

À moins qu’il ne parte au plus vite !

Un danger qui persiste

À l’heure actuelle, tout est calme, mais, dans la situation géopolitique actuelle, il est clair que cette entreprise, noble et puissante, est la cible de prédateurs étrangers qui n’hésiteront pas à la faire tomber.

Certains se disent que sa structure juridique particulière, de type coopératif, la protège…

Mais les prédateurs actuels vident les compagnies de l’intérieur, discrètement, sournoisement, tranquillement, et très sûrement.

L’ennemi a compris qu’il faut prendre le temps, ramper, faire bonne figure pendant des années, endormir l’autre, dissiper les soupçons pour s’approcher du coffre et des richesses, et se les accaparer subtilement, sans bruit !

Voici pourquoi les braquages se font de plus en plus nombreux ; voici pourquoi, du haut de leur pouvoir utopique, les responsables TI sont et seront de plus en plus confrontés à une invasion orchestrée, à un pillage organisé, avec éventuellement la complicité interne.

Il faut être fou ou inconscient pour croire qu’un simple contrat vous protège. Il faut être naïf pour s’imaginer que tout ce que je suis en train d’écrire n’aura pas lieu.

Comme dirait un personnage hideusement célèbre : « Il faut se méfier de l’ingérence interne… » Si vous ne comprenez pas le message, les prochaines semaines vont être très, très difficiles.

X. Ce qui nous attend

Depuis bientôt huit mois, je préviens : j’ose dire que si les entreprises ne changent pas drastiquement de technologies, elles vont subir des dégâts importants, voire irréparables.

Je ne suis pas devin, mais quand on relit l’histoire, quand on analyse la géopolitique et les enjeux économiques, on voit que les possibilités d’invasions « barbares » via la technologie vont se multiplier.

Les directions TI risquent donc de sauter. Tous ceux qui refusent d’essayer autre chose, autrement, au lieu de poser des questions, vont malheureusement devoir quitter le navire.

L’heure est aux curieux, aux esprits ouverts, à ceux qui disent : « Pourquoi pas ! », et non à ceux qui disent :

« Nous n’avions pas le choix ».

Si je fais un parallèle avec ce que j’ai vécu en agence de publicité, où nous étions souvent mis en compétition ouverte les unes avec les autres, il est temps de créer le cahier des charges idéal et de réunir les meilleurs autour de la même table pour créer LA solution.

Il est temps que des entreprises de différents secteurs travaillent ensemble pour établir ce cahier des charges et déclencher la créativité.

Dans une forêt, les arbres les plus résistants ne sont pas ceux qui poussent seuls : ce sont ceux dont les racines communiquent, sous terre, par un réseau invisible qui partage l’eau, les nutriments et l’alerte au danger. C’est ce réseau-là qu’il faut construire entre entreprises, plutôt que d’espérer, chacun dans son coin, échapper seul à la tempête.

Il est temps de comprendre que c’est ensemble, comme je l’enseigne depuis vingt ans, que nous gagnerons.

Ensemble, en symbiose, puisque c’est ainsi que fonctionne notre technologie, dont les seuls buts sont :

  • La sécurité.
  • La souveraineté.
  • La rapidité d’exploitation (moins de trois semaines).
  • Les économies (environ 30 % moins cher que la pseudo-concurrence).
  • La création de richesses symbiocratiques, selon le processus de la Symbiocratie.

Rappelez-vous : le véritable ami ne vide jamais votre coffre en votre absence, il vous en donne la clé.

© Didier Reinach, 2026. Tous droits réservés.

didier@la-machina.xyz

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