Aucun parti ne parlait d’IA. Je les ai tous invités.
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David Proulx
Chief AI Officer, Speaker & Consultant
19 septembre 2026
L’intelligence artificielle est partout dans l’actualité depuis plus d’un an. Elle va transformer nos emplois, nos écoles, nos services publics, notre dossier de santé. Et pendant la campagne électorale québécoise de 2026 : silence radio. Aucun parti politique ne parlait d’IA.
Alors je les ai invités. Publiquement. Les cinq partis ont dit oui.
L’engagement de mes abonnés sur mes publications a fait le reste : les équipes de campagne ont vu qu’il y avait du carburant derrière le sujet. Aucun parti ne pouvait ignorer ça.
Le résultat : deux épisodes spéciaux d’iA-tu pensé?
Dans cette première partie, trois candidats viennent en studio, 25 minutes chacun, pour défendre la vision de leur parti :
- Alain Chandonnet, Parti libéral du Québec, La Peltrie — physicien de formation
- Bryan Gingras, Québec solidaire, Marguerite-Bourgeoys — ingénieur, génie informatique et télécommunications (ÉTS)
- Alex Gagné, Coalition Avenir Québec, Berthier — ancien conseiller IA au ministère de l’Économie auprès de la ministre Nadine Fréchette
Les partis nous ont gâtés : ils ont envoyé des gens qui savent de quoi ils parlent.
Ce dont on a parlé
La souveraineté des données, d’abord. Le dossier santé du Québec tourne sur une base de données américaine (Oracle), donc soumise au Cloud Act et au Patriot Act. Comme l’a résumé Alain Chandonnet : « Si le gouvernement américain a envie d’avoir tout mon dossier de santé, il y a absolument rien que je peux faire pour l’en empêcher. » Et les tokens — la nouvelle électricité — sont tous fabriqués chez les Américains. À quoi bon héberger nos données ici si le calcul se fait là-bas?
La sécurité contre le service. La Commission de la construction s’est fait hacker, ses données ont fini sur le dark web. Faut-il du risque zéro avant de déployer l’IA dans l’État? Et pendant ce temps, info-santé m’a demandé d’attendre 2 h 45. Si l’État ne peut pas me servir, je prends l’IA. Bryan Gingras ne voit pas la situation aussi dramatiquement — la discussion est franche, et c’est le but.
L’équité du financement. Alex Gagné défend les programmes qui existent (ALL IN, AskIA, les crédits d’impôt); j’ai vu surtout de très grandes entreprises obtenir des subventions de un million et plus. « L’impôt de la classe moyenne sert à subventionner les projets des grandes entreprises » — le débat est là, et il n’a pas été esquivé.
Et le parti sortant? L’entrevue avec la CAQ est un peu différente. Santé Québec, SIFA, la note de 13 pages du ministre de la cybersécurité qui dit « stop » pendant qu’on décide « go » : quand on gouverne, les questions ne sont pas les mêmes. La réponse d’Alex Gagné — les recommandations Gallant, l’exemplarité de l’État comme premier donneur d’ordre — mérite votre écoute.
Pourquoi c’est important
La démocratie se nourrit de débat et de discussion. Ce n’était pas des débats, c’était des discussions — et je me suis imposé un exercice intérieur d’être juste avec chacun d’eux. Vous, auditeurs, jugerez. Mais au moins, on a des réponses. C’est la partie 1 sur 2. La partie 2 arrive la semaine prochaine avec les deux autres partis.
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Et vous?
Quelle formation donneriez-vous à votre parti sur l’IA en santé, en éducation ou en souveraineté des données? Est-ce que votre candidat a répondu à la hauteur? Partagez votre opinion en commentaire — et venez en discuter directement avec nous.
Allez voter, coûte que coûte!
— David Proulx
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